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Ataraxie

By admin8986 / April 13, 2026 / No Comments


pourquoi faut t’il que l’humain prenne plaisirs dans des travers


Je ne connais pas le poison de la jalousie ; mon esprit préfère la clarté de la réjouissance devant le succès d’autrui. Si je choisis parfois de taire mes convictions, ce n’est point par une lâche hypocrisie, mais par une quête d’harmonie, pour éviter que le tumulte des désaccords ne vienne briser le silence nécessaire à la pensée. Pourtant, ce mutisme me place parfois en porte-à-faux avec ma propre vérité.


D’où vient cet attachement excessif à la matière, ce culte de l’éphémère ? Pourquoi l’humain se définit-il par ce qu’il possède plutôt que par ce qu’il est ? Est-ce un besoin d’appartenance, une mise en scène de soi, ou le simple vertige de l’apparence ? Je les observe et je les devine… un instant. Mais mon existence refuse de se laisser enchaîner à ces objets sans âme qui ne sont que des ombres sur les paroies d’un tunnel.


Naît-on aigri ou le devient-on sous le poids des désillusions ? On veut croire que les griffures de la vie expliquent la rancœur, mais la souffrance justifie-t-elle la dérive sournoise ? L’amertume excuse-t-elle la manipulation ? Rien ne saurait légitimer ce désir obscur de voir faillir ceux dont le parcours semble plus radieux, plus édulcoré. Souhaiter le mal d’autrui n’est pas une réponse au destin, c’est une démission de l’esprit.


D’où vient cet appétit insatiable qui dévore le repos des hommes ? Je vois tant de semblables courir après des mirages, épuisant leur force pour un “toujours plus” qui ne comble jamais le vide. Quel plaisir sordide trouve-t-on à manipuler la fragilité de ceux qui ne peuvent se défendre ? Parfois, le cynisme s’abat sur le monde comme une tempête aride, balayant les dernières lueurs de bonté.


Pourquoi cette soif de s’élever en piétinant la dignité d’autrui ? Je contemple avec effroi ce besoin viscéral de briser pour se sentir puissant, d’humilier pour se croire grand. L’humain semble parfois avoir oublié que la véritable force ne réside pas dans la capacité à soumettre, mais dans celle à s’élever ensemble. On érige des trônes sur des ruines de cœurs brisés, oubliant que la solitude du tyran est le plus sombre des cachots. Le plaisir pris à l’écrasement de l’autre n’est pas une victoire, c’est l’aveu d’une faillite spirituelle.


Nous vivons l’ère du masque et du simulacre, où l’on sacrifie son être véritable sur l’autel de la reconnaissance sociale. On vend sa paix intérieure pour des lauriers de papier. Je vois des hommes et des femmes s’aliéner dans des rôles qu’ils n’ont pas choisis, travestissant leurs émotions pour complaire à une norme sans visage. C’est une dérive lente, une érosion de l’âme qui finit par nous rendre étrangers à nous-mêmes. Est-il donc si effrayant de n’être que soi, sans fard et sans artifice, dans la simplicité nue de son existence ?

Ataraxie…

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